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Contes de la folie ordinaire - Charles Bukowski

cdlfo.jpgCe qu’il y a d’incroyable et de fascinant dans les livres de Bukowski, c’est ce détachement total par rapport à ce qu’est la vie moderne et la morne réalité de l'individu lambda. Charles Bukowski est passé à un moment de l’autre côté de la ligne qui semble définir la limite de la classe moyenne et de sa morale. Le point de non retour. 

Il est devenu un clochard, un marginal, un de ces êtres qui effraient le badaud lorsqu’il le croise dans la rue ou dans tout autre endroit que dans un livre. Il vit dans un autre monde. Pour lui, il n’y a pas de réalité hors de l’alcool, du sexe, de la violence et pourquoi pas d'un peu d’écriture. C’est sa façon à lui, moqueuse et nihiliste de se foutre du monde et des hommes depuis là-bas, son QG dans la fange. Il jette à la face de tout un chacun, son langage ordurier, son univers glauque, ses histoires démentes et proclame indirectement la faillite du monde contemporain et en dénonce les illusions.

Il y a parfois une poésie âpre et acide qui se dégage de ce livre, une sensation de dévastation intérieure totale due à une puissance déchue, broyée. Sacré personnage, pense t-on, même si finalement, cette répétition brute et pas toujours maîtrisée de sexe, de violence et de merde peut lasser dans la mesure où Bukowski est assez répétitif, totalement mégalomaniaque et parfois inconsistant. Il y a par moments un manque de qualités que ne peut totalement compenser cet univers unique. 

Bukowski...

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