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La mécanique des femmes - Louis Calaferte

la-mecanique-des-femmes.jpgCalaferte est ambitieux avec la mécanique des femmes en souhaitant parler du désir des femmes, de leur point de vue. Il s’y emploie dans une forme différente, un patchwork d’impressions, de pensées, de dialogues, de courts chapitres, de poésies, destiné à évoquer le sexe au féminin.

Il est direct, cru, parfois obscène, vulgaire mais là n’est pas tant le problème de la mécanique des femmes car ce langage n’est pas étranger au sexe et forcément réservé aux hommes. La mécanique des femmes est surtout un livre manqué parce qu’il n’échappe pas à certains écueils fatals.

A la lecture, on se rend d’abord compte que Calaferte ne parle que d’un certain type de femmes, effleurant parfois seulement la grande diversité des autres. Il rate donc le coche en se focalisant sur ces femmes nymphomanes, désespérées, prostituées ou troublées. La mécanique donc de certaines femmes ? Oui, et encore pour ce qui est de la mécanique, le choix narratif éclaté et les différentes formes d'écriture provoquent une certaine discontinuité qui affaiblit parfois le livre.

Les pages tournent et on comprend que l’échec flagrant de Calaferte est également de ne pas avoir réussi à dépasser un abyssal ennui né de la répétition - peut-être quelque chose d'intrinsèque au sexe. Ce livre a en fait les défauts du porno, après quelques scènes, on est lassé, épuisé par la banalité et les limites des ébats.

Décevant.

 

 

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