Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La mort de la terre - J.H Rosny

rosny.jpgEcrit au début du vingtième siècle, la mort de la terre est devenu un classique de la science-fiction. C’est un court récit qui projette le lecteur dans un futur très lointain. Plusieurs millénaires après notre ère, l’humanité se meurt simplement parce que l’eau disparaît. On pourrait s’arrêter à l’aspect purement écologique, précoce et visionnaire pour vanter les qualités de ce livre. Pourtant sa force principale est ailleurs, pas vraiment dans le récit catastrophe.

Ce qu’il y a de formidable dans ce livre, c’est l’ambiance de fin de règne qui émane du texte. Une race, la nôtre, se meurt, et c’est profondément triste et pathétique, surtout que l’humanité dépeinte par Rosny est accablée, vaincue, les deux genoux à terre, résignée à sa disparition, suicidaire. Il se crée entre cette humanité et Targ le personnage principal, un contraste fort. Ce héros est différent de ses semblables en ce qu’il regorge de ce qui fait la force de notre espèce : l’ambition, l’espérance, la foi, la passion. Targ est vivant dans son combat contre la fatalité de l’extinction. Il est aussi mélancolique, quelque part poétique et tragique dans son combat contre la fatalité de l’extinction, dans sa solitude vis-à-vis de la quasi-totalité de ses compatriotes – excepté notamment sa soeur. Le paysage désertique, désolant de fin du monde, le contexte apocalyptique embrassent d’une certaine façon, la mélancolie du personnage, sa solitude, son caractère héroïque.

Il faut se remémorer la date de création de l’œuvre pour encore plus apprécier à sa juste valeur l’effort de projection, d’imagination de l’auteur qui en fin d’ouvrage annonce l’avènement d’une vie nouvelle, indirectement issue de l’activité des hommes.  

Les commentaires sont fermés.