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Le conservateur - Nadine Gordimer

le conservateur.jpgCe roman est une grande déception au regard des autres œuvres de cet auteur. C’est le portrait de Mehring, riche industriel de l’Afrique du Sud, repu d’une bonne conscience que n’arrivent pas à altérer son amante et son fils. Il a acheté une ferme dans laquelle il va errer durant tout le roman. Les lecteurs errent aussi. Certes il y a les paysages très bien décrits, mais à part çà ? Des faits posés ci et là pour meubler, pour rebondir, un mort, une fête. Le personnage est dans une grande solitude qui va le mener à la folie, tant il ressasse le passé. Quelques images l’obsèdent mais elles ne suscitent pas vraiment grand chose. Cette amante et son fils qui le rejettent en fait restent à la marge du livre. Même l’Afrique du sud et ses tensions raciales si chères à l’auteur en ressortent pâles, n’arrivent pas à donner chair et fièvre à ce roman. La faute à la façon dont le sujet est traité peut-être, c’est à dire à travers la lutte – pas si farouche – pour la bonne conscience de Mehring. Tout ceci est dilué, sans force, très long et on suit le néant de Mehring sans y être vraiment, en attente d’un je ne sais quoi qui ne viendra pas, frustrés.

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