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Les anges vagabonds - Anatole France

anges vagabonds.jpgPourquoi l'éditeur n'a t il pas respecté le titre original de l'oeuvre - plus approprié -: les anges de la désolation ? Qui sont les anges en question ? Jack Kerouac et ses amis de la beat generation qui ne sont pas avares de délires une fois dopés par l'alcool et les drogues. Du Mexique à Tanger en passant par les Etats-Unis évidemment, on suit ces êtres qui se veulent poètes dans des errances enfumées.

Il y a quelque chose de fascinant dans leurs vies d'utopistes un peu dérangés, une vie extrême qui nous attire étrangement, que nous touchons de loin avec le livre. Seulement, c'est un empilement d'anecdotes, un échantillon de cette existence plus intense à vivre qu'a lire. Soyons durs, si souvent c'est peu intéressant, mais il y a en revanche de vrais moments de pure et naive poésie, une certaine tendresse mêlée à l'inquiétude et à la solitude lorsque l'on découvre la face cachée de cette génération rêveuse et mélancolique. On arrive parfois à être gagné par un desespoir diffus qui noie ces êtres en quête d'absolu. Rien que pour cela, on est quand même heureux de lire ce livre, de passer outre ces histoires de drogues, ces portraits de huluberlus.

Et puis, il y a quand même la dernière partie du livre, lorsque Jack Kerouac décide de retrouver sa mère, de voyager puis de s'installer avec elle. C'est à ce moment là que l'on touche vraiment a la grande emotion, tant il y a de la sincérité, de la simplicité et de la dignité grâce au personnage de la mère et à la générosité, à la reconnaissance de l'auteur. Ce n'est pas larmoyant. Cette partie se révèle une excellente conclusion à ces peripeties beatniks dont les résultats artistiques paraissent quand même maigres. Le livre est un témoignage, sur des hommes, une génération, un mode de vie, qui valent le detour.

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