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Mort d’un parfait bilingue - Thomas Gunzig

mort d'un parfait.jpgMort d’un parfait bilingue ou comment un paumé se retrouve à commettre des horreurs dans une guerre étrange,  scénarisée pour les besoins d’audimat d’une chaîne de divertissement. Le personnage principal est à l’hôpital, paralysé et amnésique au début du roman. En même temps qu’il recouvre progressivement la mémoire et son état physique, il livre ses souvenirs sur les évènements qui l’ont conduit dans cet état. Comment il a violenté la femme d’un chanteur sur le déclin qui l’a forcé en représailles à agresser la star montante de la chanson, comment son plan d'action, fomenté par son ami Moktar et sa voisine – amoureux tous les deux par la suite –, a consisté à s’engager dans une division spéciale chargée de la sécurité de la dite star lors d’un concert pour des forces armées en plein milieu d’une guerre absurde, comment cette aventure a progressivement déraillé jusqu’à l’épisode crucial concernant les enfants et enfin à sa paralysie et à son amnésie.

Les promesses entrevues dès les premières pages du livre s’essoufflent progressivement. Le rythme assez soutenu de la narration, l’imagination débridée - incontrôlée ? - de l’auteur et le - petit ? - capital sympathie des personnages ne suffisent pas pour convaincre. Oui, il y a un peu de loufoquerie et d’absurde, un peu de drôlerie, mais ça devient assez vite du n’importe quoi et on perd toute crédibilité, tout intérêt et tout plaisir. Thomas Gunzig cède à la facilité du bon mot, enchaîne les épisodes comme des gags sans profondeur et ne donne finalement aucune épaisseur ni à ses personnages à la psychologie enfantine, ni à ses histoires finalement vagues et superficielles. Impossible de se consoler avec le semblant de critique du système médiatique, économique qui affleure sous la ridiculisation de la guerre: c'est assez simpliste et pauvre.

Mort d'un parfait bilingue ? Finalement un roman facile, pas très drôle, pas si recherché, pas si corrosif, peu convaincant. Bof.

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