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Piazza Bucarest - Jens Christian Grondhal

piazzabucarest.jpgVoici Scott et Elena, deux portraits, deux solitudes qui se sont rencontrées et qui se sont manquées. C’est leurs vies que nous raconte le narrateur. Il est le fils adoptif de Scott. C’est donc normal qu’il commence par parler de l’existence de celui qui semble être plus un ami qu’un père.

L’histoire de Scott le mène des Etats-Unis au Danemark. C’est un homme plutôt passif, prude et contemplatif. De ceux qui traversent l’existence sans bruit particulier, se laissant porter par les eaux, en retrait, loin de la course et de la folie du monde. A l’occasion d’un voyage de travail sous la Roumanie de Ceausescu, il rencontre Elena. Elle est sa guide lors de son bref séjour. Alors que ne se profile à l’horizon qu’une hypothétique coucherie sans avenir, Scott fait d’Elena la deuxième femme de sa vie après Vicky, la mère du narrateur. Dans un moment étrange de douce folie, il propose à Elena de l’épouser, uniquement pour le suivre à l’Ouest, pour qu’elle échappe à sa réalité étriquée. Entre donc en scène Elena, deuxième portrait. Cette femme mystérieuse bouleverse la vie de Scott et puis s’évanouit. Le narrateur part à sa recherche pour la comprendre. Quel peut-être le passé de cette femme, les raisons aussi qui l’ont poussée à agir ainsi qu’elle l’a fait ?

Piazza Bucarest est un livre intelligent qui aborde les questions de l’exil, de l’identité, de la quête amoureuse et du poids du passé dans notre existence. Les personnages de Jens Christian Grondahl sont profonds, denses, complexes. Leurs vies sont explorées, leurs sentiments révélés, leurs histoires déroulées avec une certaine distance et en laissant une part de mystère, d’inconnu jusqu’au bout. Il y a quelque chose de touchant et d’humaniste dans la manière dont l’auteur construit ses histoires, approche au plus près des personnages et de leurs vies. Il a une écriture douce amère qui porte une dose de mélancolie et de puissance dans ses réflexions et dans sa narration. Bon.

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