Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pèlerin d’Angkor – Pierre Loti

un-pèlerin-d-angkor.jpgPèlerin d’Angkor est une boucle construite autour de la fabuleuse cité des Khmers au Cambodge. Le livre débute par le rêve d’un enfant qui souhaite découvrir Angkor et se conclut par les réflexions de l’adulte qui revient sur l’accomplissement de ce rêve et de son ambition de grand voyageur. Entre les deux, c’est le récit de la découverte par Pierre Loti en 1901  du joyau du Cambodge qu’Henri Mouhot a révélé à l’occident dans les années 1860.

Pèlerin d’Angkor est un récit de voyage à l’ancienne. De l’époque où il n’y avait aucun écran pour avoir une idée immédiate et instantanée des lieux que traverse l’écrivain, aucune facilité pour atteindre les sites qui font désormais le sel du tourisme international. C’est donc un texte très descriptif qui s’attache à restituer au plus juste, de manière très imagée, le périple de Pierre Loti jusqu’à sa destination finale et surtout l’exploration du site d’Angkor. S’il faut sans doute à certains un temps d’adaptation face à cette succession de descriptions, Pierre Loti arrive avec talent à immerger le lecteur dans la touffeur de la jungle cambodgienne et révèle avec beaucoup de maîtrise, les atours d’Angkor et la fascination qu’une aussi gigantesque construction peut inspirer. Si Pierre Loti ne vit pas vraiment de péripéties lors de cette excursion d’à peine quelques jours, il arrive à restituer l’ambiance, à recréer l’atmosphère du voyage et à rendre le texte particulièrement vivant et prégnant : nous sommes à Angkor et nous voyons, nous explorons la mystérieuse cité.

Il est également intéressant de suivre les réactions d’un Pierre Loti qui à l’aune de son rêve d’enfant est d’abord excité par l’entreprise de ce voyage, un peu déçu au premier contact avec le site d’Angkor, puis progressivement impressionné et fasciné par la grandeur et le mysticisme qui se dégagent de cette architecture que le temps a essayé de fusionner avec la nature. Il faut passer outre un certain exotisme et quelques réflexions malheureuses et datées – pour être poli - qui reviennent régulièrement dans le texte pour apprécier la légère mélancolie qui habite l’auteur.

Agréable, évocateur.

Se laisse lire.

Les commentaires sont fermés.