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Rosa Candida - Audur Ava Ólafsdóttir

Ce livre a fait un peu de bruit il y a quelques années et alors que je viens de le terminer, je me demande encore pourquoi ? Audur Ava Olafsdottir nous fait suivre les aventures d’Arnljotur alias Lobbi, un jeune Islandais qui quitte son pays pour rejoindre un monastère étranger afin d’en faire revivre la mythique roseraie actuellement abandonnée. L’horticulture, c’est la passion de Lobbi, celle qu’il partageait avec sa mère récemment décédée dans un accident de voiture. Alors forcément, ce voyage a quelque chose de spécial, comme une tentative de renouer avec la disparue et de laisser son passé derrière lui. Seulement voilà, ce ne sont pas seulement son père et son frère jumeau handicapé que Lobbi quitte, mais aussi sa petite fille Flora Sol, née il y a à peine quelques mois suite à un petit quart d’heure de plaisir avec son amie Anna qui l’élève seule.

rosa_candida-2.(3).jpgSi cette intrigue a de la matière à exploiter à priori, il est bien triste de voir ce qu’en fait la romancière islandaise. Le voyage initiatique de Lobbi se révèle d’une grande pauvreté. Les pérégrinations de ce dernier en pays étranger ne présentent aucun intérêt et le potentiel d’un choc culturel est mis de côté. Cela pourrait ne pas être gênant si le voyage jusqu’au monastère n’occupait pas la moitié du livre, ni si la suite arrivait à donner le change. Sauf qu’une fois arrivé au monastère, la reprise en main du jardin et le sujet de l’horticulture s’avèrent creux et sont rapidement évacués pour laisser place à l’histoire entre Lobbi, Anna et leur fille. Là encore, rien ne fonctionne vraiment, tant une grande partie de l’ensemble est prévisible. On se retrouve donc avec des thèmes qui sont en réalité peu ou mal exploités et qui ne sont pas aidés par la narration.

La romancière islandaise n’a cesse d’enchaîner les scènes insignifiantes, de peu d’intérêt tout au long du livre. La noyade sous un flot de détails et de micro-évènements est vraiment proche. Un grand ennui frappe ainsi le lecteur qui est assommé par la répétition ou par le caractère interminable de certains moments, comme les appels de Lobbi à son père ou l’évocation des recettes de cuisine. C’est long et narré sur un ton candide, faussement poétique, qui n’aide pas le livre en lui donnant un côté parfois guimauve et artificiel qui contamine même les personnages. A part Lobbi qui arrive plus ou moins à sortir son épingle du jeu, les personnages secondaires sont parfois unidimensionnels et échouent à gagner en épaisseur ou en aspérités.   

Enfin, il y a quelque chose de religieux qui ne dit pas clairement son nom dans ce livre. Ce n’est pas seulement la présence du monastère et des moines ou les visites de Lobbi et Flora Sol à l’église. C’est quelque chose de plus général, une atmosphère spirituelle omniprésente qui essaie de rajouter du mystère et de la profondeur à Rosa Candida mais qui finit surtout par être gênante. 

Aucun intérêt.

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