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L’homme est un grand faisan sur terre – Herta Müller

Faisan.jpgL’homme est un grand faisan sur terre ? Le titre de ce bref roman d’Herta Müller mais aussi une sorte de dicton prononcé deux fois par les personnages. Cette succession de chapitres très courts met en scène un village de la Roumanie communiste d’avant la guerre froide que certains habitants tentent de fuir pour échapper à un quotidien difficile et creux, baignant dans l’absurde.

Indéniablement louable sur le papier, cette intrigue se fracasse sur la réalité du roman d’Herta Müller. Dépourvu de réelle continuité narrative, l’homme est un grand faisan sur terre se contente d’empiler péniblement une quantité de faits microscopiques et inintéressants pour faire progresser une intrigue qui n’est qu’un prétexte. Les personnages sont à peine esquissés autour de quelques obsessions et nagent péniblement dans ce magma qui sert d’histoire principale.

Sous couvert d’une poésie qui ne saute pas spontanément aux yeux, Herta Müller multiplie les phrases courtes, se complaît dans un minimalisme et un certain hermétisme qui masquent l’indigence de ce livre. C’est avec beaucoup de pénibilité que l’on avance dans l’homme est un grand faisan sur terre. Grande est la tentation de l’abandonner en cours de route tant celui-ci brasse du néant malgré la dénonciation implicite du régime soviétique de Ceaucescu et une ambiance plutôt grisâtre, angoissante et pesante.

Vide. Immense déception.

Prix Nobel de littérature 2009.

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