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Littérature Allemande - Page 4

  • L’ami retrouvé - Fred Uhlmann

    ami retrouvé.jpgC’est une histoire d’amitié touchante entre deux lycéens à l’orée des temps sombres de l’Allemagne. L’un est juif, l’autre seulement allemand. Une distinction qu’ils vont ignorer jusqu’à l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Alors l’histoire va les séparer. Mais avant, l’antisémitisme, la folie brune auront eu le temps de se mêler à leur amitié. Le récit est sobre, et l’histoire d’amitié d’abord très (trop ?) classique. Il faut seulement attendre la seconde partie du récit pour que les choses se gâtent. Cette structure très (trop ?) simple a le mérite d’être efficace dans sa dénonciation du nazisme. Le texte plafonne avec son dénouement qui est une véritable leçon de courage. C’est une lecture surtout très bénéfique aux plus jeunes. Elle manque peut-être pour les autres d’un peu de complexité ainsi que d’un petit plus difficile à définir. Peut-être simplement que les livres - de qualité - concernant cette période sont nombreux..

  • Amok - Stefan Zweig

    amok.jpgAmok ou le feu, la folie de la passion dans tout ce qu'elle a d'extrême, d'aliénant et de fascinant, d'effrayant aussi. Ce recueil est composé de trois nouvelles dont le cœur est à chaque fois, la passion amoureuse et le mécanisme d'action, la divulgation du secret. Que ce soit dans Lettre d’une inconnue ou la ruelle au clair de lune ou le fou de Malaisie, Stephen Zweig installe rapidement et facilement une atmosphère émotionnellement chargée et d'une densité follement attirante.

    L'Amok est là, le mystère douloureux de la passion, totalitaire, cruelle. On peut aimer jusqu'à la folie, jusqu'au meurtre, jusqu'à l'avilissement, dans le silence, dans la douleur les plus profonds, jusqu'à l'autodestruction. Stefan Zweig est avant tout un formidable conteur d’histoires. Il a un sens de la narration qui plonge son lecteur dans l'addiction de ses histoires envoûtantes. Son pari est de faire ressentir à son lecteur la passion dévastatrice qui emporte l’humain au-delà du rationnel, du conventionnel pour en faire une créature différente, pathétique et à la fois extraordinaire. Et il est réussi car Stefan Zweig sait jouer la carte de la proximité avec le lecteur - récits sous formes de confessions, lettres, aveux surprenants au narrateur, etc - ainsi que celle du cheminement - lyrique - dans le dédale du cœur et des sentiments.

    On a des sueurs froides devant le visage possédé, la vie dévastée des héros perdus par la passion et le secret. En même temps, on a le cœur qui bat plus vite, qui prend un peu plus de place dans la poitrine, gonflé par le feu de ces histoires. On a envie d’être consumé par la même passion, tout en étant effrayé. Beaucoup de profondeur dramatique et humaine.

    Brûlant.