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Littérature Italienne - Page 5

  • Soie - Alessandro Baricco

    soie_alessandro_baricco.jpgAu XIXième siècle, Henry Joncour, marchand de soie, français, est obligé de se rendre au japon, qui sort de son isolationnisme, pour acheter ses œufs de vers à soie en raison d’une épidémie persistante en Europe et au Moyen-Orient. Il y rencontre une autre culture et surtout un drôle d'amour. Quelque chose d’unique, de différent, loin de son mariage ennuyeux avec Hélène: une occidentale mystérieuse au pays du soleil levant. Cette dernière devient l'objet principal de ses voyages et délite l'existence européenne d'Henry qui lui apparaît fade et ennuyeuse. Cet amour est-il possible, partagé ? Quid d'Hélène ?

    Soie est une histoire charmante sans être extrêmement originale, qui bénéficie surtout de l'écriture d'Alessandro Baricco. L'auteur italien a une écriture qui permet de sublimer une histoire somme toute simple. Du premier voyage d'Henry Joncour au Japon jusqu'au dénouement surprenant, le livre est parcouru d'un romantisme puissant (parce que naïf ?) qui tire sa force dans la poésie et la musique de l'écriture dont le minimalisme - cohérence avec le japon ? - est une caractéristique. Soie est un livre agréable à lire.

     

  • Sans-sang - Alessandro Baricco

    Sanssang001.jpgSans sang est une histoire de vengeance, celle d’une petite fille marquée par une tragédie. Sa famille a été abattue dans les derniers jours d'une guerre au domicile familial. Cachée dans une trappe souterraine, elle n'a échappé au carnage que grâce à la bienveillance de l'un des meurtriers qui a refermé la trappe sur elle après l'avoir découverte. Des années plus tard, alors qu'elle est devenue une vieille femme, cette petite fille retrouve l'homme qui l'a épargnée et qui depuis a changé de vie.

    Cette histoire de vengeance est un peu pâle. Concentrée sur les émotions et sur la mise en scène de moments violents et intenses, Sans sang manque un peu d'épaisseur. Le contexte qui entoure cette histoire de vengeance est inexistant et les personnages ne sont pas vraiment consistants. Il y a bien cet instant du livre où la lumière jaillit des ténèbres et empêche que le sang ne recouvre tout, mais on est loin des structures narratives originales d'Alessandro Baricco, comme celle des châteaux de la colère par exemple, ou de la petite musique de Soie. L'écriture de l'auteur italien est toujours plaisante etc. mais le style ne suffit pas.

    Un livre quelconque.

     

  • Océan mer - Alessandro Baricco

    ocean mer.jpgLe peintre, le professeur Bartleboom, le prêtre, Adams, l’amiral, Savigny, Elisewin sont les personnages originaux de cette symphonie romanesque d'Alessandro  Baricco. Il laisse son imagination exploser autour de la mer, et lentement, progressivement tout prend forme à la pension Almayer, lieu de rencontre de tous les personnages. La mer est au centre de l’œuvre, fascination, obssession qui tente de tout structurer. Les histoires s’emmêlent, et Alessandro Baricco essaie d'instiller de la poésie et un peu de merveilleux dans son oeuvre. Tous ses personnages qui semblent à côté de la plaque sont là pour la mer, pour s'y enfoncer et en tirer quelque chose de difficile à définir.

    Les recettes habituelles de l'auteur italien sont décelables dans Océan mer, les personnages hypersensibles (trop ?) et monomaniaques (fatigants ?), l’écriture enchanteresse (niaise ?), et bien sûr l’imaginaire un peu délirant et le dénouement surprenant. Seulement, on sent trop la recette dans Ocean mer, surtout que le dosage des ingrédients ne semble pas réussi, moins harmonieux que dans d'autres ouvrages de l'auteur italien. Il y a quelque chose d’un peu excessif, d’un peu déréglé, de too much qui tend à rompre le charme. L’inventivité de l’auteur ne semble pas maîtrisée, pas vraiment au service de l’œuvre, ivre d’elle-même ? Un peu comme la mer me diront certains.

    D'accord ne faisons pas insulte au style d'Alessandro Baricco qui peut toujours offrir un plaisir à la lecture et même un peu de légèreté et de rêve à ceux qui veulent bien se laisser porter. Oui, mais que reste t-il à la fin de la lecture d'Océan mer ? Pas beaucoup et c'est peut-être ça le problème...

    Baricco surfait ? Là, oui.