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Littérature Italienne - Page 6

  • Nocturne indien - Antonio Tabucchi

    nocturne_indien-af03d.jpgAntonio Tabucchi avait besoin d’un prétexte pour nous parler de l’Inde, alors il a inventé cette histoire d’ami disparu que le narrateur est supposé chercher au fil des chapitres. En fait, l’intrigue n’a aucune importance même si on finit par se demander si le personnage principal n’est pas en quête de lui-même. Il s’agit ici plus d’une errance, d’une sorte de voyage initiatique, de promenade nocturne parsemée de rencontres. Le reste ne sert que d’armature. Ce qui compte, ce sont les impressions nocturnes ressenties en Inde. Elles nous parviennent avec un mystérieux parfum d’étrangeté et de puissance. Peut-être l’essence de l’Inde qu’arrive à saisir l’auteur par bribes.

    En tout cas, il y a quelque chose d’insaisissable, d’onirique dans ce livre qui lui confère une certaine valeur, même si l’on peut demeurer sceptique par ailleurs sur la construction du livre et l'absence d'éléments contextuels pour la compréhension de l'oeuvre. Surtout un livre d'ambiance avec quelque chose de mystérieux. A essayer.

  • Les châteaux de la colère - Alessandro Baricco

    chateaux.jpgBaricco, c’est une voix charmante, une manière plaisante de raconter les histoires qui captive complètement le lecteur. C’est sa force et le petit miracle d’une écriture subtile et poétique, toute en sentiments, qui insuffle une énergie magique aux personnages et à l’histoire.

    Ici, il s’agit de la ville imaginaire de Quinnipak et de quelques-uns de ses habitants dont les histoires s’entrecroisent pour former un tableau foisonnant et vivant. Ce récit est d’une inventivité, d’une créativité réjouissantes, les personnages sont originaux, parfois loufoques avec leurs obsessions ridicules, entre tendresse et humour. En fait, Quinnipak n’est qu’un prétexte pour nous donner une leçon enchantée de vie et d’imagination.

    Plaisant.

  • Le vicomte pourfendu - Italo Calvino

    vic_pourf.jpgLes contes philosophiques ne courent pas les étagères des librairies. En voici un de qualité. Calvino démontre avec aisance une maîtrise de ce genre voltairien. Avec beaucoup  d’imagination, il crée des personnages fantasques et un univers onirique sur lequel s’imprime l’incroyable histoire du vicomte Médard de Terralba. Ce noble guerrier se retrouve coupé en deux lors d’un combat, ses deux parties vivant séparément, l’une faite que de bonté, l’autre de méchanceté. C’est une petite réussite de simplicité. Le récit fait par un enfant ne manque pas de drôlerie et délivre une philosophie simple mais profonde. Il y a quelque chose d’aussi terrible dans l’extrême bonté que dans la cruauté.