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Littérature Italienne - Page 7

  • Le soleil est aveugle - Curzio Malaparte

    le-soleil-est.jpgCe récit est très différent des autres écrits de Malaparte. On est loin du ton mordant, de l’horreur crue de La peau ou de Kaputt. Plus d’anecdotes insupportables, de réflexions acides. On suit un capitaine italien durant l’attaque des alpins italiens contre les positions françaises de l’autre côté des alpes. C’est une étrange errance entre les divers bataillons et les paysages de cette région montagneuse. Une errance conclue dans la violence et le cauchemar des combats. L’écriture est très imagée, fabriquant une ambiance onirique, presque détachée d’une réalité brutale, agressive. Les dialogues mêlés à la narration, les apartés en italiques, des procédés stylistiques originaux déroutent le lecteur et l’entraînent dans un malstrom de sensations, de visions. Le résultat n’est pas très convaincant malgré une réelle originalité - un peu trop déroutant  peut-être - et le message noir de Malaparte sur cet épisode particulier de la seconde guerre mondiale.

  • Le K - Dino Buzzati

    le k.jpgIl y a dans ces nouvelles, une simplicité, une espèce de naïveté, qui en fait son charme innocent. Souvent, lentement, on dérive vers le fantastique pour faire de chaque histoire, une fable qui est une leçon originale d'humanisme, de vie, de morale.

    Dino Buzzati se mue en un moraliste léger dont l'inventivité, l'émotion brute et le style simple et direct sont les vecteurs. Le plaisir et la facilité de lecture sont associés à la clarté du message. Ainsi sont donc traités des sujets très contemporains comme la guerre froide ou d'autres immériaux comme la jalousie, la fugacité de la jeunesse, la fuite perpétuelle devant son destin etc.

    Dino Buzzati comme nous informe la postface, a été critiqué pour les mêmes éléments que je mets en exergue plus haut. Peut-être parce que ses détracteurs ont refusé de souscrire à cet humanisme simple et naif, touchant, qui sait être bon et léger sans tomber dans le kitsch parce que non dénué d'humour et d'une certaine ironie. A conseiller aux plus jeunes.

  • Le chevalier inexistant - Italo Calvino

    chev inex.jpgL’imagination de Calvino est complètement débridée dans ce récit loufoque ou la drôlerie se dispute à l’inventivité. On y rencontre des personnages incroyables entraînés dans des histoires iconoclastes. C’est un conte un peu dingue qui brise avec entrain quelques codes de la narration et tourne en ridicule le roman chevaleresque et l’époque moyenâgeuse. Comme toujours chez Calvino, la philosophie pointe derrière le conte. Tous ces personnages, à travers leurs manies et leurs aventures sont en quête de sens comme pour valider leur existence. Que ce soit le héros éponyme dépourvu de corps, son écuyer apparemment dépourvu d’identité, le jeune Torrismond en défaut de filiation ou encore la fougueuse Bradamante et le jeune Raimbaut prisonniers de leurs idéaux. Ils ont souvent ce qui fait défaut à l’autre et vice-versa. C’est un peu moins formel et réussi que Le vicomte pourfendu, mais beaucoup plus fou et créatif.