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Nouvelles - Page 5

  • Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part - Anna Galvada

    gavalda.jpgAnna Gavalda use d'un certain style, direct, en contact avec le lecteur, fait de phrases courtes et d'un langage simple. Il y a un peu d’humour, de légèreté, mais au final, peu de nouvelles qui accrochent, pas grand chose de consistant. Quelques moments par ci par là, et puis voilà. Je suis sceptique devant l'engouement du public. Et pourtant j'ai essayé comme en témoignent les phrases plus haut.

    Pas grand chose à dire. Bof.

  • Insomnies - John Cheever

    2253933597.jpgComment ne pas penser à Raymond Carver en lisant les nouvelles de Cheever ? Cheever dessine lui aussi à travers ces histoires une Amérique triste et en difficulté. Son cadre d’action pour appréhender cette réalité acide est aussi bien le couple et ses difficultés, l’argent, toujours l’argent, l’alcool, l’ennui, la morosité, une grande solitude, la classe moyenne. Cheever manie bien la subtilité et arrive à créer quelque chose d’intense, surtout dans quelques bijoux comme Le 17h48 ; La soupière d’or ou encore L’énorme radio. D’autres sont malheureusement moins remarquables et rendent le tout inégal.

  • Drôle de temps - Benoît Duteurtre

    drôle,quotidien,légèretéIl y a un certain savoir-faire dans ces nouvelles qui jouent avec le comique, parfois avec le fantastique pour nous conduire habilement vers la nostalgie, l’amertume, la mélancolie de personnages banals mais attachants. Le désabusement perceptible dans la narration et le style sont plaisants pour la dénonciation de ces petits changements ridicules dans notre quotidien qui nous bouleversent néanmoins.

    Benoît Duteurtre sait comment être léger sans pour autant être insignifiant même si ce recueil de nouvelles est loin d’être inoubliable. Il a la faculté de savoir parler de petites choses qui comptent et qui disent de petites choses intéressantes sur notre époque. Ce recueil est dominé par une figure du loser un peu à côté de son époque ou de l’aventure qu’il vit.  

     Il y a des réussites amusantes et plutôt drôles comme La sortie de classe (sur les écrivains), Portrait, Comme au ciné, et l’incontournable nouvelle sur la campagne (ou l'échec du citadin réfugié en campagne). En général des scènes de vie (titre éponyme de certaines nouvelles) bien senties, racontées avec sensibilité et riches de sensations saisies au vol. Il y en a quelques-unes moins convaincantes comme la nouvelle sur les toilettes publiques JC Decaux.

    Léger et agréable mais de là à avoir une préface de Milan Kundera ?

    Petit plaisir, vite oublié.