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Littérature Belge - Page 2

  • Les naufragés du Batavia - Simon Leys

    batavia.jpgC’est un petit livre dont a accouché Simon Leys a défaut de l’œuvre géniale qu’il projetait d’écrire sur le sujet. Dommage qu’il ait été dépassé sur le même sujet par l’ouvrage de Mike Dash, dont il fait lui-même l’apologie en préface. Les naufragés du Batavia n’en est pas moins un livre recommandé pour ceux qui ne connaissent pas la tragédie de ce navire de la compagnie des indes néerlandaises.

    Dans un récit bref, intense et intelligent, très didactique aussi, Simon Leys explique comment la tragédie du Batavia a pu arriver. Expliquer les tenants, les aboutissants, les enjeux, les circonstances, la mécanique folle qui a conduit ce navire, fleuron de la navigation commerciale hollandaise du XVIIème siècle, à échouer au large de l’Australie et à voir les survivants se massacrer sous la férule d’un illuminé. 

    Synthétique, Simon Leys, n’en est pas moins précis et permet de comprendre et de découvrir cette histoire qui vaut le détour. Un récit intelligent, instructif et terrifiant.

  • Les combustibles - Amélie Nothomb

    combustibles.jpgQue vaut la littérature, les belles phrases, les mots, devant la souffrance physique, la douleur ? Quelle utilité de tout ce papier, de tous ces discours qui s’accumulent quand le mal est présent ? La question explicite est celle du pouvoir réel de la littérature ? A sa façon, Jean-Paul Sartre y a répondu en une phrase restée célèbre : «En face d'un enfant qui meurt, La Nausée ne fait pas le poids.» Le professeur, Daniel et Marina, les personnages de ce texte très court d'Amélie Nothomb s’interrogent sur le choix des livres à brûler pour survivre dans un terrible contexte de guerre et de froid qui motive un salvateur autodafé. Quels chefs d'oeuvre sauver avant d'autres ? Pourquoi ?

    Bonnes questions pour un mauvais roman. Il n’y a rien à dire sauf que l’on s’ennuie, heureux de la brièveté du texte. Ce bavardage aventureux s’évanouit très vite de notre esprit – heureusement- parce qu’il manque de force, de vitalité, de tension, et effleure à peine ces questions profondes. Il faut dire que l'ensemble est mal mis en scène et insignifiant. Que dire sinon qu'on passe simplement à côté de tout, personnages, contexte en arrière plan et problématiques. Ne reste que le verbiage...

    Nul.

  • Les catilinaires - Amélie Nothomb

    2253141704_08_LZZZZZZZ.jpgDe l'originalité, et de l'humour noir pour ce récit. Amélie Nothomb fait preuve d une certaine créativité avec le personnage de Palamède Bernardin, ce voisin obèse et rustre qui s’incruste invariablement tous les jours entre quatre et six heures chez Emile le narrateur et son épouse Juliette, tourtereaux solitaires d’une soixantaine d’années. On est tellement intrigué, que l’on poursuit, curieux. Menés par un bon  sens de la narration et du dialogue, et on n’est pas déçus par un dénouement à la mesure d une histoire iconoclaste. Distrayant.