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Littérature Guinéenne - Page 2

  • Sous l’orage - Seydou Badian

    badian.jpgBenfa a décidé de marier sa fille Kany à Famagan, un riche marchand polygame de la ville. Seulement voilà, Kany n’est qu’une adolescente et elle a reçu de l’instruction. Elle ne veut pas abandonner ses études et n’a pas envie d’être mariée contre son gré et de cohabiter avec plusieurs autres épouses. Pire, elle aime Samou, un jeune homme de son âge. Le clash est inévitable entre Kany qui est soutenue par son jeune frère, lui aussi instruit, Birama et Benfa, leur père, qui a Sibiri son aîné de son côté. Mama Tènè, la mère de Kany se retrouve entre deux feux, sans pouvoir faire grand-chose.

    Sous l’orage déroule de manière classique avec des thèmes qui sont incontournables dans la littérature africaine à la charnière des indépendances. Le choc de la tradition et de la modernité, noué autour de l’école et opposant les générations met en lumière des enjeux cruciaux, des questions auxquelles l’Afrique Subsaharienne cherche toujours d'une certaine façon la réponse de nos jours. Comment faire survivre les cultures ancestrales, les coutumes face à la modernité cannibale ? Quelle est leur place dans un monde en rupture avec tout ce qui a été ? Comment prendre en main son destin sans copier bêtement l’occident ?

    L’originalité de Sous l’orage est de cristalliser tous ces thèmes autour du mariage forcé de Kany. La question de la liberté amoureuse devient centrale et le livre, les personnages s’articulent autour d’elle. Pour le reste le style est très classique et presque scolaire, les personnages ont parfois un aspect unidimensionnel et la fin est un peu précipitée. Pour ceux qui ne sont pas familiers de la littérature africaine, sous l’orage peut-être une bonne porte d’entrée, pour les autres, le livre paraîtra manquer de souffle, d’originalité au regard des nombreux autres classiques qui abordent les mêmes sujets.

  • L’enfant noir - Camara Laye

    laye.jpgUn classique de la littérature africaine assez moyen. Camara Laye raconte son enfance en Guinée jusqu’à son départ pour la France. Roman d’apprentissage africain où les épisodes se succèdent sans réel impact. Ce n’est faute d’intérêt ou d’originalité, mais assurément de style. L’écriture est trop classique, scolaire, le ton un peu distant. Les passages importants de la vie de l’auteur apparaissent décolorés, parfois fades alors que l’on devine pourtant à l’affût tellement de choses intéressantes, une forte charge emotionnelle, une vraie nostalgie de la société traditionnelle. Il reste quelques passages touchants, la séparation avec la mère, la mort de l’ami, et quelques thèmes éternels des écrivains africains, l’acculturation, l’école, l’exil. Rien d'exceptionnel.