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Littérature Polonaise - Page 2

  • Ebène - Ryszard Kapuscinski

    ebene.jpgIl est difficile de classer cet ouvrage écartelé entre le reportage, la nouvelle, l’histoire, les pensées. C’est un cocktail original et délicat d’aventures exotiques d'un journaliste en Afrique. Rarement, il a été donné de saisir l’Afrique d’aussi près, dans son histoire, dans son quotidien et plus important encore dans son essence. Ryszard Kapucinski a sillonné l’Afrique depuis les premières heures de la décolonisation jusqu’à nos jours. Cette expérience l’a profondément marqué et a généré un attachement, un respect et une connaissance du continent noir qui irradie à travers son écriture. 

    Ryszard Kapuscinski partage avec talent et passion, ses émotions, ses rencontres uniques, parfois heureuses ou effrayantes, avec des lieux, des gens, des peuples, des coutumes. On est d’instinct rapidement séduit et définitivement marqué parce que lorsqu’on le lit, l’Afrique – insaisissable et secrète- est là, brûlante, attirante, différente, entre les lignes, dans ce qu'il arrive à faire passer des gens, des lieux, des histoires, de l'Histoire.

    Fort.

  • Cosmos - Witold Gombrowicz

    cosmos.jpgCe livre est une entreprise d'envergure selon les extraits du journal de Gombrowicz au sujet de Cosmos. L’auteur « essaie d’organiser le chaos », s’interroge sur «  l’essence obsessionnelle de la réalité », etc. « Il y a dans la conscience quelque chose qui en fait un piège pour elle-même. » De ces intuitions puissantes, tellement d’attentes ! La déception est à la mesure de ces dernières.

    Cosmos est un livre raté, complètement. Dépassé par son ambition, Gombrowicz ? Je crois bien que oui. Pourtant l’obsession, l'assaut de la réalité à partir de l'absurde, sont omniprésents, creusant un sillon dans le chaos avec cette succession de pendaisons, ce jeu autour des bouches, etc. Le narrateur court derrière chaque détail sorti du chaos, habillé de sens, suivi par les autres personnages. Il y a même quelques fulgurances - surtout dans la bouche de Léon.

    Seulement, le livre est mal écrit et le sujet trop vaste ou flou. Il ne se dégage aucune force de cette tentative osée. L’intuition de Gombrowicz chute sur son livre. La lourdeur générale dans la narration, dans l’exploitation des idées  enlise tout, jusqu’au burlesque manifesté par l’auteur. Le livre est brouillon et ne laisse pas éclore les personnages qui évoluent dans des décors et au milieu de réflexions d'un gélatineux déroutant. Dommage.

    Premier rendez-vous raté avec M. Gombrowicz.