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Littérature Slovène - Page 2

  • Arrêt sur le ponte vecchio - Boris Pahor

    ponte vecchio.jpgLes nouvelles de ce récit portent les blessures intimes de Boris Pahor, grand écrivain slovène. Elles sont liées à son destin, intimement mêlé à celui de la Slovénie et à son histoire. Elles racontent les persécutions dont a été victime la minorité slovène en Italie sous le régime fasciste de Benito Mussolini durant l’entre deux guerres : l’interdiction de parler leur langue, l’incendie de la maison de la culture slovène à Trieste, la torture d’un maître de chant slovène, les humiliations, les intimidations quotidiennes.

    La grande histoire est une toile de fond, un décor difficile dans lequel les nouvelles de Boris Pahor s'insèrent pour malmener à loisir ses protagonistes. Ces nouvelles parlent également de la vie dans les camps de concentration où l’auteur a séjourné - cf. Pèlerin parmi les ombres -, de toutes les épreuves subies. Elles abordent le difficile retour à la vie normale après ce terrible moment, le regard des autres, de la famille, la recherche de l’amour, la libération, ses filles et ses soldats américains. Elles racontent le combat contre le racisme, pour la mémoire de la culture slovène et pour les idéaux qui ont conduit la résistance. Elles abordent aussi des moments plus intimes.

    A chaque fois, il y a un morceau d’enfance, de mélancolie, de solitude et de dignité dans ces nouvelles. Des éclairs de poésie et de vérité illuminent la noirceur de ces aventures contre le monde, contre la folie des hommes et de l’histoire et ses impitoyables sabots. Arrêt sur le ponte vecchio est un excellent recueil de nouvelles qui confronte le lecteur à la difficulté d’être face à l’histoire et à la haine, à la honte d’autrui, dans le contexte historique slovène.

    Bien.