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Théâtre - Page 3

  • Tartuffe - Molière

    Tartuffe_Moli%C3%A8re_02.jpgCe n’est pas ma pièce préférée de Molière, entre autres en raison d’une fin un peu précipitée, mais cela reste quand même un classique qui a réussi à faire entrer le nom du personnage éponyme dans la langue pour désigner les hypocrites et les imposteurs. En fait, ce que j’aime dans cette pièce est ce qui est le propre et l’essence même de l’œuvre de molière. C’est un moraliste qui fait de l’humour. Il choisit un défaut de caractère, l’exagère et nous montre la vilénie de la nature humaine, dans son commerce quotidien avec autrui. Il nous fait indirectement la morale, avec le rire, le sourire et le bonheur d’une langue riche, brillante et prodigue en tours de force – merci les contraintes classiques. Un petit moment sympathique donc avec ce cher Tartuffe, faux dévot, vrai truand et hypocrite qui se joue d’Orgon pour obtenir des faveurs au plus grand dam de l’entourage de ce dernier.

  • Monsieur Malaussène au théâtre - Daniel Pennac

    monsieur-malaussene.jpgLe célèbre bouc émissaire de Pennac, Bernard Mallaussène, va avoir un enfant. Il en fait tout un plat. C'est un discours directement adressé à son futur enfant qu'il présente là. Et cela a peu d'intérêt malgré des ruses et des jeux de mots, la verve habituelle du personnage qui a fait la fortune et la réputation de Daniel Pennac. Ceci est d'autant moins intéressant si l'on ne connaît pas le personnage et ses précédentes aventures (La petite marchande de prose, Au bonheur des ogres...). Même les fans reconnaîtront que cette pièce est un Mallaussène en mode mineur qui manque de ce qui fait son sel, c'est à dire des péripéties, de la folie, cet univers si unique à Belleville. Tant pis, il a au moins le mérite d'être très court. A zapper.

  • Les mouches - Jean Paul Sartre

    les mouches.jpgJean-Paul Sartre confectionne une tragédie grecque pour illustrer l’existentialisme. Oreste revient dans sa ville natale pour tuer la reine Clytemnestre sa mère et le nouveau roi Egisthe  meurtrier d’Agamemnon son père, l’ancien roi. Derrière ce côté Hamlet un peu trop criant, cette pièce de théâtre est un hymne total à la liberté chère à l’auteur. Liberté illustrée par le personnage d’Oreste en opposition avec sa sœur Electre, la foule de la ville, les conventions. Oreste est un surhomme lucide qui assume la pleine responsabilité de ses actes et se débarrasse ainsi de la culpabilité, du remords et de l’empreinte du pouvoir religieux symbolisé par Jupiter. Oreste est un héros existentialiste, un modèle que Sartre veut exemplaire. Du théâtre existentialiste avec des ficelles philosophiques un peu trop voyantes.