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adultère - Page 4

  • Je l'aimais - Anna Gavalda

    anna20gavalda20-20je20laimais.jpgJe reste surpris par l'engouement que suscite Anna Gavalda qui caracole en tête des ventes en France. C'est que j'ai beau me forcer, je ne vois aucune raison à tous les éloges dont le parent les ventes et certains critiques.

    Je l'aimais, c'est l'histoire d'une jeune femme abandonnée par son mari et qui se trouve dans un face à face avec son beau-père, une espèce de père la rigueur, strict et moral, une figure paternelle pré 68. Ce dernier avoue que sous la carapace, il y a un autre homme qui s'est notamment laissé aller aux turpitudes de la passion lors d'une relation extra conjugale il y a bien longtemps de cela.

    C'est d'une banalité affligeante. Je ne vois rien d'autre à dire. C'est plat, insipide et ça pullule de dialogues pauvres et limités qui évitent sans doute à l'auteur de se mettre vraiment à l'écriture. Vraiment, mais vraiment pas grand chose à tirer de ces pages. Heureusement on oublie cette soupe très rapidement.

    Idéal pour le métro, voilà donc la clé du succès.

  • Aimez vous Brahms ? - Françoise Sagan

    brahms.jpgPaule et Roger ont une relation libre, couple ultra-moderne durant des années placées sous la chape de la morale bourgeoise. Chacun peut avoir le partenaire qu'il veut sans que cela n'entrave leur amour. C'est ce qu'ils veulent faire croire, seulement Roger est le seul qui profite de cette règle. Alors avec le temps qui passe, Paule commence à se sentir seule, de plus en plus vieille, souvent abandonnée. Elle commence à être fatiguée de cette relation hors des sentiers battus, lasse de toujours attendre cet homme.

    C'est le moment idéal pour l'apparition de Simon, jeune homme dilettante, fils d'une cliente fortunée de Paule, qui s'éprend follement de cette dernière. Ce jeune passionné fait fi de la différence d'âge, de condition et entraîne Paule dans une histoire dans laquelle elle se sent rajeunir, revivre, placée au centre de toute l'attention, de toute la vie du jeune homme. Mais tout cela n'est-il pas juste une réminiscence de la jeunesse ? Une fugue loin de ce qui apparait comme son destin, mais aussi son choix, c'est à dire Roger ? N'est ce pas simplement une façon de montrer à Roger qu'elle a besoin de lui autrement, dans une autre relation ? Que les choses doivent changer ? Et peut-elle vraiment oublier la différence d'âge avec Simon ?

    Il y a dans ce livre, ce ton frais, ce style simple et direct de Françoise Sagan qui donne une certaine innocence, un regard jeune, mélancolique et un peu torturé sur les thèmes de l'amour, du temps qui passe, du couple. Françoise Sagan traite de l'amour juvénile fou, de l'amour libre, de la jalousie, de l'amour malgré les différences, avec une spontanéité plaisante. Elle parle aussi de solitude pour chacun de ses personnages qui mettent pourtant l'amour au cœur de leurs existences. C'est peut-être ça le petit miracle du livre alors que la tentation de la bluette sans intérêt et de l'eau de rose rôde: montrer le lien étroit entre l'amour et la solitude de manière simple. Il y a aussi cette magie du titre et un bon final, des personnages envahis par leurs sentiments et une ambiance légère qui enrobe des assauts de profonde lucidité ainsi que des questionnements existentiels qui ont la force et la naïveté de la jeunesse.

    Facile et simple mais bon quand même.