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contes - Page 2

  • Le pagne noir - Bernard Dadié

    pagne noir.jpgLe pagne noir est un recueil de contes ivoirien dont le protagoniste principal est Kacou Ananzè, l’araignée, considérée comme un animal rusé et fourbe. Comme souvent dans les contes africains, la finalité est une morale ou alors l’explication imaginaire des choses du monde, de la nature ou tout simplement le divertissement par la succession d’aventures. Ces contes très inégaux n’ont pas vraiment obtenu ma totale adhésion. Certains contes manquent franchement d’intérêt. Comparés à ceux d’Hampaté Bâ par exemple, il est évident qu’il y a parfois, un manque de brio, de maîtrise, une plus grande importance donnée à l’aventure et à la distraction pures par rapport à la finalité, à  la morale ou à la construction narrative du conte. Pas exceptionnel.

  • L'ivrogne dans la brousse - Amos Tutuola

    p29_ul115_palme.jpgCe texte est d'une originalité folle, chose que je reconnais même si je ne l'ai pas apprécié et reste sceptique. Le narrateur est un ivrogne patenté qui, privé de son malafoutier (producteur de vin de palme) décédé, décide de partir à la recherche de ce dernier. Comment retrouver un mort ? En se lançant dans l'univers de la brousse, porte de l'imaginaire animiste, riche en aventures, où pullulent les rebondissements, mais aussi l'extraordinaire, le fantastique, le mystique, dans un déferlement de créatures et de mondes plus osés les uns que les autres.

    Amos Tutuola restitue à sa façon un ensemble de contes et légendes de son Nigeria natal. Le problème se situe dans la construction du livre. Les aventures sont collées les unes aux autres et se succèdent, s'enchaînent sans vrai liant. Il y a un sentiment désagréable d'empilement. Surtout un sentiment d'incohérence et finalement d'usure devant ce carambolage d'histoires où le merveilleux semble incontrôlé. Il est aussi dommage de s'apercevoir que la plupart des histoires de l'ivrogne pourraient prendre plus de consistance, de matière et de sens s'il n'y avait pas une espèce de course folle à l'écriture. Amos Tutuola vide un peu ces légendes de l'essentiel puisqu'il les abandonne clairement au mouvement, à l'action, à la surprise. Il y a un manque autour de ces délirantes aventures.

    Enfin, ce livre doit se lire en version originale,sans vouloir remettre en cause le travail de traducteur de Raymond Queneau. Le style est déterminant, oral, argotique, essayant de suivre un rythme cadencé propre à l'ivrogne. Ainsi, abondent les redondances, les rappels, les tics, une façon unique de dire, de parler créée par l'auteur à laquelle personnellement j'avoue ne pas avoir été très sensible. Je reste donc avec mes doutes devant ce livre dépaysant qui me laisse une impression étrange, plutôt mitigée, malgré une réelle originalité et un vrai travail d'auteur sur la langue.

  • Il n’y a pas de petite querelle - Amadou Hampâté Ba

    Amadou.jpgUn petit recueil de contes de la savane par Hampaté Bâ. C’est l’idéal pour entrer en contact avec cet art singulier, au cœur des cultures africaines. Il y a une oralité à trouver dans la langue, pour se rapprocher de la manière vivante, physique de raconter des griots, des conteurs. On est toujours dans des temps immémoriaux, fondateurs où les péripéties des héros, hommes et animaux s’enchaînent pour livrer une morale souvent très subtile. Le conte a une valeur hautement éducative et permet aux fameux proverbes africains sibyllins de s’illustrer. On notera quand même un ou deux contes décevants et surtout celui écrit par l’auteur – même si elle donne une bonne leçon -, car les autres sont soit rapportés, soit adaptés de la tradition orale.