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autrui

  • Body Art - Don De Lillo

    fr_bodyartist.jpgJ’aimerais bien que l’on m’explique ce que Don DeLillo a bien voulu faire et montrer avec ce livre. Quelles étaient ses intentions exactes ? Je pose cette question de dépit car je considère que Body art est un de ces ratés qui caractérisent bien cet auteur dont j'attends beaucoup (trop ?).

    Don De Lillo part souvent d’une très grande ambition – chose fort louable et très souhaitable – pour arriver à des résultats qui interpellent ou alors qui horripilent le lecteur, n'arrivent pas toujours à le convaincre, mais ne le laissent pas indifférent. Malheureusement, Body art n'est pas de ses livres qu'on a envie de recommander, malgré cette écriture riche qui tente de s'imbiber de sens, de puissance pour être un formidable outil de narration et de vérité. En effet, dans Body art, l'écriture de Don De Lillo tourne à vide.

    Il y a dans ce livre une grande vacuité qui rend pénible sa lecture et brouille complètement le traitement des thèmes du livre – bien flous d’ailleurs... La première et interminable scène est réllement d'un ennui abyssal et je ne vois pas en quoi elle sert le livre. Tout comme la foison de dialogues balbutiants et inutiles avec l’étrange inconnu surgi de nulle part. Une seule chose me vient à l'esprit après lecture de Body art: le flou total, une mélasse de laquelle émergent difficilement des questions sur le rapport au corps et l’absence d’autrui, du compagnon. L’irruption de l’étrange inconnu aurait pu donner un quelconque intérêt, souffle à cet ouvrage, mais il n'en est rien.

    Don DeLillo divague, erre dans les détails, nous assomme de dialogues vides, de personnages incolores et d’impressions microscopiques. Il fatigue inutilement ses lecteurs, dévidant son oeuvre fate et faisant douter une fois encore de la réputation qu’il a acquise.

    Insipide.