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  • Dante n’avait rien vu - Albert Londres

    dante n'avait rien vu.jpgAvec Albert Londres, partons à la découverte des Biribis, les pénitenciers militaires situés en Afrique du nord au début du XXème siècle. Découvrons un enfer sans nom dénoncé à chaque page par le journaliste. La grande cause n’est en effet toujours pas loin avec Albert Londres. Il s’agit ici de se rendre compte des conditions inimaginables de ces pénitenciers, de leur logique et de leur fonctionnement totalement aberrants.

    Lire Dante n’avait rien vu, c’est retourner à une époque qui nous paraît lointaine où pour les militaires l’enfer existait en dehors de la guerre, dans ces pénitenciers. Pour un outrage à un officier, sur un malentendu, pour désertion, etc, le militaire mettait le pied dans une mécanique dont il n’avait même pas idée, un monde où règnent les tirailleurs à la gâchette légère, les sergents tyranniques avec leur imagination sordide sans bornes, les caïds etc. 2 ans, puis rapidement 5, 10, 25 ans, des doigts coupés, des supplices, des tortures, des punitions, etc. c'est ça le Biribi. Les pénitenciers militaires sont la porte ouverte vers un cercle vicieux qui ne semble avoir de fin sauf pour les mourants.

    Albert Londres a écouté les histoires de ces malheureux qui y croupissent, il les restitue dans son style, direct, oral, punchy, très ironique. Il fait de la drôlerie mais aussi de la morale avec ces terribles témoignages qu’il recueille, mais aussi en mettant en scène son périple et en faisant le portrait de tous les stéréotypes qui composent cet univers dantesque. Impossible de ne pas rire en même tant que l’on ressent de l’horreur et de la consternation devant tant d’injustice, de stupidité et de violence. Oui, le biribi a vraiment existé...