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coulisses

  • L’ordre du jour – Eric Vuillard

    Lordre-du-jour.jpgL’ordre du jour est dans la lignée des derniers ouvrages d’Eric Vuillard comme Congo ou Tristesse de la terre. C’est un récit basé sur des recherches documentaires. Il nous propose donc de revivre la période qui précède la seconde guerre mondiale en se concentrant sur deux points. Le premier concerne l’implication du milieu des affaires allemand dans la folie hitlérienne au nom du sacro-saint business et des bénéfices. Le second porte sur les dessous de l’annexion de l’Anschlüss qui semble avoir plus relevé du coup de bluff que ne le disent les livres d’histoire.

    Il est toujours intéressant d’en apprendre plus sur cette période sombre de l’histoire et Eric Vuillard s’efforce de jeter une lumière nouvelle sur la période nazie précédant la seconde guerre mondiale. Il s’appuie sur une minutie dans la description des évènements et la recherche de détails qui auraient échappé au grand public. Il faut néanmoins avouer que c’est plus compliqué que pour Tristesse de la terre qui parlait de Buffalo Bill, moins bien connu. La compromission du milieu des affaires avec le nazisme n’est pas vraiment un secret et les éléments révélés sur l’Anschlüss ne sont pas forcément essentiels pour les profanes. A trop vouloir chercher l’envers du décor et le détail, Eric Vuillard devient ennuyeux par séquences.

    L’ordre du jour s’inscrit dans une veine que l’auteur poursuit depuis quelques livres et qui n’est pas suffisamment convaincante. Il manque souvent à ces histoires, un peu de profondeur, de la richesse et du souffle. Ces récits brefs, se contentent donc de faits et d’un ton un peu tragi-comique qui met l’histoire à distance et s’en servent sans forcément la servir. Une fois la méthode connue, l’ennui, le pantouflage ne sont pas très loin. Pour quelques faits historiques d’importance ou pas, il faut quand même enchaîner des pages d’une d’une narration transparente.

    Le problème de ce livre est en fait, même pour un récit, il manque tout simplement d’un peu plus de littérature...

    Quelconque.

    Prix Goncourt 2017...