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cruauté

  • Sa majesté des mouches - William Golding

    sa majesté des mouches.jpgSur une île perdue, les survivants d’un crash d’avion dont on ne saura pas grand-chose, sont uniquement des enfants. Livrés à eux-mêmes, ils doivent s’organiser pour survivre. Très vite, des choix sont à faire concernant leur avenir et leur vie sur l’île et des alternatives se dessinent plus ou moins clairement. S’accrocher à l’espoir d’être secourus et focaliser tous les efforts sur la survie ou se laisser aller à vivre sur cette île et profiter de l’absence des adultes pour créer autre chose ?

    Sa majesté des mouches est une réflexion sur la nature humaine et sur la civilisation, sur la société, sur les instincts primaires, violents inhérents à la nature humaine et sur la relation politique et sociale à autrui. Créer cette situation artificielle avec ces enfants perdus sur une île est le moyen pour William Golding de développer l’opposition entre la barbarie et la société, et la relative fragilité de la frontière entre le mal et le bien. Cette situation lui permet de pousser aux extrêmes cette opposition et cette fragilité. Sur cette petite île, l’expérience créée par William Golding débouche sur la création – attendue - de deux clans qui ne peuvent concilier leur vues sur les priorités, les affectations aux tâches, les règles communes, la gestion des conflits, etc. D’un côté, la civilisation essaiera de perdurer, alors que de l’autre la sauvagerie et la loi de la jungle s’imposeront. Progressivement, la peur, la tension et les instincts vont exacerber cette situation jusqu’à la tragédie.

    William Golding est un fin conteur des turpitudes de l’être humain aux prises avec autrui et la construction d’une société. Le mal est toujours là, tentation facile, séduisante, qui prend appui sur nos faiblesses intimes, psychiques ou physiques et qui grandit, s’impose par le jeu des ambitions et des besoins, loin de la raison qui ne demande qu’à céder, à tout moment. Les thèmes liés à la création d’une société comme le sens, la place du sacré, de la violence, des rites ou le désir mimétique traversent cette œuvre intéressante et captivante.

    Bien.