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désolation

  • Adam Haberberg - Yasmina Reza

    07-AR-Reza-Adam_Haberberg.jpgYasmina Reza laisse la parole et le récit à son personnage principal, Adam Haberberg pour un long monologue intérieur. Il est écrivain, raté, mélancolique, nostalgique, englué dans une vie familiale, conjugale, professionnelle sans intérêt - qui n'est pas vraiment développée dans le livre. Pour ne rien arranger, le voilà sous la coupe d’une maladie oculaire due à une anomalie génétique - un élément qui relève finalement du détail en dépit de l'attention qui y est portée dans le livre. La rencontre avec une ancienne connaissance de lycée, Marie-Thérèse Lyoc est un prétexte pour ressasser ses obsessions, regarder avec amertume le passé et cracher sur un présent misérable.

    Ce livre et ce personnage ont une certaine ressemblance avec le précédent titre de Yasmina Reza une désolation. Adam Haberberg est un personnage finalement plus consensuel et assez peu intéressant. Dans un créneau intimiste comme beaucoup de héros des romans germanopratins, il est même quelconque. Difficile de ne pas être frappé par son manque d'épaisseur et le caractère creux, ennuyeux de ses propos. Il est englué dans un face à face sous-exploité et souvent dérisoire avec son ancienne camarade dont il ne ressort pas grand chose. Au moins si le récit était nourri d'une quelconque flamme ou verve...Le héros d’une désolation, son roman précédent, bénéficiait au moins d'un certain ton, d'une certaine intensité dans la réminiscence libre et anarchique de ses amis, des évènements de son existence et de tout le reste.

    Adam Haberberg est une petite réplique – au sens de la sismographie - du précédent ouvrage de Yasmina Réza.

    Faible, atone et inintéressant.