28.12.2009
Cinq questions de morale – Umberto Eco
Ce livre est un recueil de cinq textes d’Umberto Eco qui sont à l’origine des conférences ou des interventions. Ils concernent 5 thèmes dont l’actualité est toujours brûlante et qui concernent des secousses profondes qui animent la civilisation occidentale. Avant de survoler chacun de ces thèmes, je tiens à souligner le caractère accessible de chacun de ces textes ainsi que la vigueur et l’originalité de la pensée d’Umberto Eco qui ne se lasse pas de surprendre et donc de stimuler le lecteur.
1/ Penser la guerre est un collage de 2 textes parus respectivement à l’occasion de la première guerre du golfe et de l’intervention militaire de la communauté internationale au Kosovo. Si on peut rester prudents devant l’impossibilité et l’inutilité de la guerre comme le proclame Umberto Eco, force est de reconnaître la mise en lumière qu’il fait des difficultés de mener et de gagner les guerres au sens traditionnel. Depuis le caractère néfaste pour des pans de l’économie en passant par l’impact des opinions publiques et l’interpénétration du village global jusqu’à la nécessité de faire le moins de victimes, il nous montre que les enjeux de la guerre ont changé et qu’elle n’est peut-être plus « efficace ». Une réflexion à apprécier au regard de l’intervention US en Irak et Afghanistan.
2/ Le fascisme éternel est un texte qui essaie de préciser la nature polymorphe et insidieuse du fascisme et donc d’expliquer sa renaissance et sa menace permanente sur les démocraties du monde entier. Umberto Eco distingue le fascisme d’autres types de totalitarismes et surtout définit un ensemble de 14 traits intrinsèque du fascisme. Une grille intéressante.
3/ Sur la presse, est un rapport présenté devant le Sénat italien et qui porte sur les difficultés de la presse en raison notamment de la concurrence des autres médias. Ce qui est frappant dans ce texte, est la perception aigüe qu’à Umberto Eco de la tabloïdatisation progressive, du grégarisme et des enjeux financiers et rédactionnels de la presse. Si l’auteur italien semble très remonté contre l’influence de la télé et des hommes politiques à ce sujet, il perçoit également la menace internet alors que le rapport n’est écrit qu’au milieu des années 90. Notons qu’Umberto Eco propose une voie de secours qui n’est pas la tendance actuelle en raison du degré d’exigence et des moyens qu’elle demande. Il souligne les dangers d’un quatrième pouvoir défaillant et dénaturé.
4/ Texte le moins abouti à mes yeux alors qu’il porte sur u sujet qui m’intéresse, Quand l’autre entre en scène. C’est un morceau de la correspondance d’Umberto Eco avec le cardinal Martini sur l’éthique naturelle et celle fondée sur la transcendance ou la foi. Il aurait tout simplement fallu développer un peu plus.
5/ Les migrations, la tolérance et l’intolérance est un collage de textes. Je veux souligner leur caractère original sur le thème de l’immigration. La distinction que fait Umberto Eco entre migration et immigration est vitale pour un regard neuf sur les mouvements de population. Sujet d’actualité s’il en ait. Le lien est tout troué avec une réflexion sur le caractère naturel et profond de l’intolérance qui nécessite un travail d’éducation à la base. Rien de novateur dans ce 2ème texte, surtout comparé à celui sur l’intolérable qui propose ni plus ni moins que de redéfinir notre seul d’intolérable et de sortir de nos règles communes à chaque fois qu’il nous semble avoir atteint quelque chose que nous ne pouvons plus supporter.
Ouvrage intéressant, pistes de réflexion ouvertes sur ces sujets.
13:04 Publié dans Essais, Littérature Italienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morale, guerre, presse, éthique, migration, immigration, tolérance
22.09.2009
L’étranger – L’homme qui rentre au pays – Alfred Schütz
Ce livre est composé de deux essais qui représentent deux faces d’une même problématique : l’intégration de l’individu dans une société. Alors que L’étranger se penche sur la situation d’un immigrant en terre inconnue, L’homme qui rentre au pays traite du retour au pays natal. Ecrits à la fin de la seconde guerre mondiale les deux essais peuvent être lus à la lumière de l’expérience personnelle du sociologue Alfred Schütz qui a fui sa Vienne natale et l’Hydre nazie pour s’installer aux Etats-Unis en 1940.
A travers l’étranger, Alfred Schütz plonge au cœur d’une problématique vitale pour nos sociétés à l’heure des migrations et des immigrations, du cosmopolitisme, du multiculturalisme et du mondialisme. Le mérite du court essai du sociologue autrichien est de schématiser les processus complexes d’intégration, d’assimilation à l’œuvre pour l’immigrant, mais plus généralement aussi pour tous ceux qui désirent pénétrer un groupe social spécifique. Toute la difficulté tient au fait que la culture est nature pour celui qui la possède. Il n’y fait plus attention, alors que l’étranger doit d’abord se défaire du point de vue extérieur que lui fait avoir sa propre culture et puis faire nature de la culture d’autrui. L’homme qui rentre au pays explique plutôt comment la culture, le « chez soi » d’un homme peut lui devenir étranger. Alfred Schütz prend régulièrement l’exemple du retour du vétéran de guerre au foyer pour souligner la logique propre au retour. Le détachement de sa culture, l’anomie qui peut résulter de l’assimilation d’une autre culture ou de l’éloignement de la sienne sont explicités. L’homme qui rentre au pays n’est plus le même, sa culture non plus. Un processus de réintégration est nécessaire pour qu’il cesse d’être un étranger et pour que tout lui redevienne naturel au sein de sa propre culture.
Si ces deux courts essais n’ont rien de révolutionnaire dans leurs propos aujourd’hui, c’est que, nous sommes bien souvent confrontés à ces deux situations en permanence soit parce que nous sommes fréquemment en contact avec des étrangers ou des hommes qui rentrent au pays, soit parce que nous sommes ces deux archétypes. En permanence. Ces idées sont devenues des évidences, développées dans de nombreuses œuvres littéraires depuis. Le livre d’Alfred Schütz a le mérite de clarifier de manière concise, précise les problématiques inhérentes à ces situations. En peu de phrases, la complexité et l’ambiguïté de l’aventure intérieure de l’étranger ou de l’homme qui rentre au pays sont explorées.
00:32 Publié dans Essais, Littérature Autrichienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, exil, culture
15.08.2009
La petite fille de monsieur Linh – Philippe Claudel
Monsieur Linh est un réfugié asiatique. Ce vieil homme a fui son pays ravagé par la guerre pour une terre d’accueil occidentale. C’est un voyage douloureux que l’exil pour un homme qui a tragiquement perdu toute sa famille. Il ne lui reste plus que sa petite fille, un nourrisson auquel il s’accroche pour avoir la force de vivre et de supporter le dépaysement et le déracinement qui accompagne son aventure.
Dans son livre, Philippe Claudel traite le thème de l’exil et du choc des cultures du côté des sentiments. Ce qui peut apparaître touchant par moments mais est surtout à la limite du guimauve et du sentimental la plupart du temps. L’écriture intimiste, le point de vue interne et la tonalité de la narration créent une atmosphère chargée de pathos qui est assez rapidement pénible pour qui n’est pas amateur de grands sentiments à la louche.
A vrai dire, le livre est assez convenu sur les sujets qu’il traite et est même souvent dans le cliché. Il n’y a pas de véritable réflexion autour de ce que vit Monsieur Linh, seulement de l’émotion assez facile. La complexité de la situation de réfugié est éludée au profit de souvenirs idéalisés de Monsieur Linh, de sa culture, de sa famille et du passé. Le choc des cultures n’est pas réellement exploité ou tangible dans les situations. Philippe Claudel se contente du plus basique et du plus évident pour tous.
Certains peuvent apprécier l’histoire d’amitié entre Monsieur Linh et cet homme qui a perdu sa femme. Mais là encore c’est très prévisible, assez facile, rapide et une fois de plus gorgé d’une sentimentalité de roman à l’eau de rose. Philippe Claudel n’échappe pas non plus à un dénouement tragique qui est couplé à une surprise qui est un des piliers du livre. Je ne la dévoile pas, mais elle peut se deviner plus ou moins rapidement. Alors le livre perd encore plus d’intérêt et devient interminable. C’est dommage quand on voit toute la peine que se donne Philippe Claudel pour son effet de manche.
Lecture difficile pour moi. Même en été, dans un hamac, la tête vide. Je dois avoir un cœur de pierre.
14:19 Publié dans Littérature Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : exil, immigration, émotion
23.06.2009
Un amant de fortune - Nadine Gordimer
Julie est une fille blanche issue d'une famille fortunée d’Afrique du Sud. Elle vit en rébellion contre son milieu d’origine et baigne dans un environnement bohême, désirant avoir un style de vie original. Quand elle s’éprend d’Abdou, un garagiste noir et clandestin - double peine même dans l'Afrique du Sud après la fin de l'apartheid -, elle ne sait pas vraiment dans quoi elle s'embarque. En effet l'histoire devient rapidement folle lorsqu’Abdou est expulsé et que Julie décide de le suivre. Au moment où Julie prend cette décision, difficile de dire, de savoir à quel point elle est vraiment amoureuse d'Abdou. Elle semble plutôt partir sur un coup de tête, un coup de folie. Peut-être voit-elle là l'occasion dont elle a toujours rêvé de bouleverser son univers ? Et Abdou là-dedans ?
Un amant de fortune est un roman sur le choc des cultures. Il ne s'agit pas ici uniquement de différence de couleur de peau, même si cela joue et plus particulièrement quand il s'agit d'Afrique du Sud. Tellement de choses opposent les deux personnages principaux, plus que l’argent, la couleur, il y a véritablement deux mondes entre eux: leurs cultures. Les questions d'intégration et d’identité et leurs corollaires, l'exil, l'immigration, l'assimilation sont au coeur de l'oeuvre. Elles sont tout d’abord exploitées sous l’angle d’Abdou que nous connaissons si bien, puis, plus largement sous celui de Julie. C'est une perspective qui est rarement abordée en littérature, l'intégration, l'immigration, l'assimilation de l'homme blanc vers d'autres cultures. L’occidental semble toujours débarrassé des questions d’intégration, son monde est partout, son aisance financière semble éluder la question, l'intégration, c'est toujours pour les autres. Pas selon Nadine Gordimer. Comment Julie peut-elle vivre dans le monde d'Abdou ? Au prix de quels sacrifices ? Pourquoi veut-elle y vivre ? Et si au-delà des mondes, les êtres n'étaient seulement séparés que par leurs rêves, leurs ambitions, leurs désirs profonds ?
Il est aussi question dans ce livre de fuite, fuite de soi, fuite vers l'ailleurs. Derrière les mots et les aventures, la quête de sens et de soi est brûlante. Nadine Gordimer se sert de cette histoire d’amour peu conventionnelle, des différences entre les personnages et leurs expériences d’émigration pour aborder des situations sociales, identitaires complexes induites par le monde moderne de la mixité. A coup de chapitres courts et tendus, elle explore sous tous les angles ces problématiques, donnant une épaisseur rare à ses personnages, complexes, contrastés, une acuité tranchante à ses réflexions. Le roman est intelligent, envoûtant et surtout très juste.
12:34 Publié dans Littérature Sud Africaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, exil, identité
Un aller simple - Didier Van Cauwelaert
Le roman est lancé à partir d'évènements à proprement parler burlesques. Aziz, français de 19 ans, originaire de Marseille, va être expulsé de son pays pour un retour "volontaire" vers sa patrie au Maghreb. Comment est ce possible ? C'est ce que raconte Aziz dans la première partie du roman. Il se trouvait dans une voiture volée par des gitans, enfant. Ce sont ces derniers qui l'ont élevé et lui ont fourni les papiers d'identité marocaine. C'est un peu leur vie qu'il a vécu jusqu'à son arrestation et à son expulsion.
Dès les premières lignes du livre, sa force principale saute aux yeux, le style. Le récit est raconté par Aziz avec une certaine oralité qui fait mouche. Les aventures un peu rocambolesques et un peu pittoresques de sa jeune existence prennent force et drôlerie dans un langage très imagé et baroque à sa manière. Les bons mots affleurent, et ils sont parfois faciles, mais la loufoquerie de l'ensemble, le piquant et le phrasé d'Aziz emportent facilement les rares objections dans un flot plaisant, même les quelques clichés sur les gitans par exemple. Le livre est parlé, chanté avec des expressions et un accent qu'on sent poindre à chaque instant.
C'est d'ailleurs cette faconde, cette gouaille, cette imagination fertile qui piègent Aziz dans cette bizarre aventure du retour à un apocryphe pays natal. Accompagné par un jeune énarque qui n'est pas au mieux de sa forme, il s'agit de retrouver son passé, ses racines, dans une entreprise qui à sa façon se moque de ses retours volontaires tels qu'ils sont institués par certaines politiques d'immigration. Le livre se transforme au fur et à mesure en un voyage initiatique pour les deux protagonistes qui sont en fait embarqués dans une même galère. Dans un pays qu'aucun d'entre eux ne connaît, ils sont à la recherche d'eux-mêmes, tissant maladroitement, au fil d'expériences ratées, de lente compréhension des choses qui les entourent et qui émanent d'eux, des liens d'amitié qui rendent le livre attachant.
Un aller simple est une histoire populaire - au bon sens du terme ? - qui sait parler avec ingéniosité d'amitié, de racines, de malheurs en déroulant des aventures surprenantes et en s'articulant autour de personnages forts et atypiques. Le cocktail est séduisant parce qu’il mélange avec talent, verve et énergie, rires et tristesse. Et ce n'est pas grave si la fin est un peu rapide et triste, si quelque fois le côté invraisemblable de cette histoire émerge, c'est tout simplement distrayant et inventif. Un aller simple a eu le prix goncourt en 1994 et c'était sans doute mérité...
12:28 Publié dans Littérature Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racines, identité, immigration
16.06.2009
Les belles choses que porte le ciel - Dinaw Mengestu
Mr Stephanos est un immigré éthiopien qui tient une petite épicerie dans un quartier déclassé de Washington. Sa vie est bornée par son commerce qui ne tourne pas beaucoup, ses deux amis Kenneth et Joe, eux aussi immigrés africains, et ses souvenirs. Elle va être bouleversée par la spéculation immobilière à la hausse dans le quartier, mais aussi par l’arrivée dans son voisinage de Judith, une femme blanche aisée et de sa petite fille métis Naomi.
C’est une histoire d’exil et d’éloignement de sa terre. Dinaw Mengestu déploie avec simplicité et justesse, les problématiques et les réalités d’une question centrale de notre époque : l’émigration forcée et les difficultés de l’exil. Loin de chez soi, loin des siens, loin de sa culture. Mr Stephanos et ses deux amis sont des visages et des trajectoires très connues de l’exil contemporain. Ils ont fui leurs pays parce qu’il ne leur était plus possible d’y vivre et essaient de se frayer une voie en Amérique. Ils représentent différents types de réaction dans cette situation difficile, entre résignation, combat, adaptation, indifférence. Ces personnages arrivent à faire passer la grande solitude, le terrible sentiment de nostalgie, la lassitude mais aussi le combat de ces hommes loin de chez eux qui luttent autant contre des problèmes bien réels et prosaiques que contre des fantômes et un mal être très difficile à définir et expliciter. Ces personnages et surtout cette tonalité acidulée, la voix touchante sans être larmoyante, triste et empreinte de dignité, proche et à la fois distante, arrivent à donner puissance et vérité aux thèmes du livre.
Une des grandes réussites de ce livre tient à cette histoire d’amour embryonnaire, maladroite et hésitante qui n’arrive pas à éclore entre Mr Stephanos et Judith. Elle sonne parfaitement juste comme chaque élément de ce livre et se trouve doublée d’une histoire d’amitié touchante entre la fille de Judith et Mr Stephanos. L’intensité des thèmes du livre en est renforcée. Cette histoire entre l’épicier éthiopien et cette femme et sa fille est un accélérateur d’émotions toutes en retenue, intenses, irriguant le personnage et ses tourments, sa tristesse, sa réflexion. Il est aussi remarquable que l’auteur arrive à mêler ses idées à la description de la métamorphose du quartier. Simple, calibré, juste. Accessible bonheur de lecture en eaux pas si claires.
12:14 Publié dans Littérature Ethiopienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration
10.06.2009
La préférence nationale - Fatou Diome
Quelques nouvelles, brèves, pour dire quelques aventures vécues par l'auteur dans son pays le Sénégal puis ici en France. Dans la langue, affleure une force, une intensité des sentiments qui n'empêche pas une certaine ironie et le rire. Fatou Diomé dit la difficile réalité des traditions et de leur poids dans le quotidien là-bas ainsi que le racisme, les préjugés, la discrimination et le décalage culturel ici. Insérés dans la banalité du quotidien, ces histoires d'une immigrée africaine en France, se révèlent fortes et intimes. Il faut ce genre d'ouvrage simple et direct, vigoureux pour que certaines vérités prennent chair et que les consciences continuent d'être martelées. Un témoignage vivifiant.
14:24 Publié dans Littérature Sénégalaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration
13.05.2009
Clandestin - Eliette Abecassis
Un roman de gare sans intérêt. Un homme et une femme dans un wagon, une rencontre inespérée de deux opposés pour un instant d’amour bref et inattendu. L’homme est un clandestin dans une situation très inconfortable, il n’a pas payé le train et suite à un contrôle de billets va être arrêté à la descente du train. La femme est un énarque un peu mal dans sa peau, incertaine sur l’homme présent dans sa vie, sur l'orientation qu'elle veut donner à son existence, à son couple. Ces deux là, qui se sont déjà croisés dans le passé – ô destin capricieux! - ont besoin l’un de l’autre en ces instants.
C’est beau, plein de bonnes intentions, de clichés mais ça ne marche pas. Ca sent l’eau de rose à des kilomètres. Tout est trop lisse, rapide, léger. La clandestinité n’est ici qu’un prétexte pour un ersatz d'histoire d'amour impossible, façon Harlequin, à peine esquissé et peu crédible. La dimension tragique de cette situation (la clandestinité), les pistes de réflexion, les possibilités qu’elle recèle, rien n’est vraiment exploité. On flotte autour du sujet, on le frôle au mieux, mais jamais on ne le traite en profondeur. C’est en fait une histoire sucrée comme une autre qui essaie de créer une certaine tension, un faux suspens et s'appuie sur un dénouement qui se veut bouleversant alors qu'il n'est que prévisible et facile. On ne peut malheureusement pas se laisser abuser par la gentillesse de ce livre. Les bonnes intentions ne suffisent pas à faire de bonnes oeuvres.
16:25 Publié dans Littérature Française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration

