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initiation

  • L’enfant noir - Camara Laye

    laye.jpgUn classique de la littérature africaine assez moyen. Camara Laye raconte son enfance en Guinée jusqu’à son départ pour la France. Roman d’apprentissage africain où les épisodes se succèdent sans réel impact. Ce n’est faute d’intérêt ou d’originalité, mais assurément de style. L’écriture est trop classique, scolaire, le ton un peu distant. Les passages importants de la vie de l’auteur apparaissent décolorés, parfois fades alors que l’on devine pourtant à l’affût tellement de choses intéressantes, une forte charge emotionnelle, une vraie nostalgie de la société traditionnelle. Il reste quelques passages touchants, la séparation avec la mère, la mort de l’ami, et quelques thèmes éternels des écrivains africains, l’acculturation, l’école, l’exil. Rien d'exceptionnel.

  • L'amant - Marguerite Duras

    l'amant.jpgC'est le premier livre de Marguerite Duras que je lis, et je dois avouer qu'il ne m'incite pas à poursuivre avec cet auteur. C'est l'histoire d'une fille de quinze ans qui a une relation avec un chinois riche et plus mûr dans la partie asiatique de l'ancien empire colonial francais, avant la seconde guerre mondiale. Entre l'amour fou qu'éprouve ce chinois et la découverte du plaisir sexuel par la jeune fille, se dévoile aussi la famille de cette dernière: une mère inséparable de sa bonne et deux frères dont un incurable voyou. La mère est dépassée par le quotidien et dévouée à son bandit de fils aîné.

    Je vais m'arrêter là pour ce qui est du résumé. Il y a une espèce de prétention dans l'écriture - c'est mon ressenti - qui m'a rapidement mis sur les nerfs, d'autant plus que le livre apparait comme un vaste brouillon. Les faits, les réflexions sont comme jetés en vrac, avec dédain, de manière désorganisée. Ce ne serait pas grave si tout ça portait une intensité ou une épaisseur, une réelle mélancolie, en tout cas quelque chose de fort, mais tout semble inexistant, le contexte, le lieu, l'histoire, cette famille même. Il y a une certaine fadeur qui vient peut-être du fait que tout est évoqué, brossé, sans que l'on ait l'impression de toucher à l'essentiel.

     On est à côté de cette histoire potentiellement intéressante, folle même, à côté de cette famille spéciale, à côté de la colonie asiatique, à côté du contexte qui recèle surement plus de potentialités pour le livre, à côté de l'écriture. En a t-on fait tout un foin simplement parce que  c'etait Marguerite Duras et que c'etait un moment d'autobiographie ? Ce livre est quand même le prix goncourt de 1984, pour ceux que ca pourrait décider...