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jérusalem

  • Tehila – J.S. Agnon

    C_Tehila_8908.jpegJe ne connaissais pas le prix Nobel de littérature 1966, l’israélien J.S Agnon. C’est chose faite avec Tehila, un texte très court sur le testament d’une vie, le personnage éponyme à la destinée marquée du sceau de la fatalité et de la tragédie. C’est ce qu’on découvre progressivement par le biais de personnages intermédiaires et plus particulièrement lors du dénouement du livre alors même que le portrait de cette vieille femme de 104 ans fait par le narrateur est solaire et épatant.

    Tehila est un beau portrait de femme qui sent néanmoins un peu la naphtaline. C’est un texte qui est émouvant en même temps qu’il est un tout petit peu mièvre. Le destin de cette vieille femme est long à accoucher en dépit de la brièveté du texte. Il faut dire qu’il partage un peu la vedette avec les flâneries de ce narrateur, double de J.S. Agnon, dans la vieille ville de Jérusalem. A noter aussi que Tehila est un texte très empreint d’une religiosité qui lui confère un aspect parfois poétique quand il n’est pas rébarbatif.

    Le contexte historique est à peine effleuré dans le récit, or il est celui d’une Palestine encore sous mandat britannique, avant la création de l’état d’Israël et avec des tensions déjà omniprésentes avec les arabes. Le sujet principal étant plutôt les différences entre certains courants du judaïsme qui influent négativement sur la destinée de Tehila.

    Je suis passé à côté de ce texte qui ne m’a en fait pas donné envie d’aller plus loin avec J.S. Agnon.

    Plutôt insipide.