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jazz

  • Un soir au club - Christian Gailly

    gailly.jpgOn entre très vite et très facilement dans ce livre, le style oral, parlé nous met dans la position de celui qui écoute une histoire racontée par un ami, un hôte ou pourquoi pas par un inconnu. On est donc à l’aise, plutôt disponible, prêt à accompagner Simon, le personnage principal dans son aventure.

    Tout se joue en un soir, par un concours de circonstances. Au lieu de prendre le train pour rejoindre sa femme, Simon se retrouve dans un club de jazz où l’attendent une femme séduisante et surtout la passion qui a failli le dévorer et qu’il a essayé d’enfouir à jamais. Rien que du classique ? Oui, pas vraiment plus à vrai dire, mais du classique plutôt plaisant, avec du jazz chaud et vibrant en fond sonore, une petite musique dans la narration en accompagnement et un drame qui plane au-dessus de tout ça. De quoi passer un bon moment sans regarder passer le temps.

    Quelquefois le livre dérape un peu dans le commun, l’enchaînement facile, voire le cliché, certes, et le final n’est pas des meilleurs surtout dans le déroulé de sentiments violents autour des évènements tragiques. Mais ce n’est pas tant de la profondeur et de la réflexion qu’il faut chercher dans ce livre, il s'agit ici d'autre chose, de quelque chose à ressentir. Le jazz. En plus tout cela n’enlève rien à la manière envolée dont défile cette histoire. Il y a un certain rythme dans la narration et une certaine tristesse dans le personnage de Simon.

    Lui aussi arrive à tenir le lecteur avec cette espèce de simplicité pure et violente issue de sa passion pour le jazz et pour la beauté, cette espèce de fragilité des véritables artistes, cette distance aussi de ceux qui ont été brûlé, plus particulièrement par l’empire d’une vocation ou croyance artistique.

    Sans être transcendant, un livre plaisant.