Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

merde

  • Au sud de nulle part - Charles Bukowski

    sud.jpgDu sang, de l’alcool, de la merde, du sexe, voilà les ingrédients qui composent l’univers glauque du mythique écrivain américain. L'Amérique de Charles Bukowski a un sale visage raviné par le désespoir et l’abîme. L’errance destructrice est au cœur de son œuvre acide. Il y a dans cette existence au plus profond de la fange qu'il décrit, quelque chose de fascinant qui explique son immense succès.

    Pourtant à regarder de près, il y a beaucoup à redire à la lecture d’au sud de nulle part. Le langage ordurier et pathétique de l’auteur est en conformité avec son univers, donc les critiques ne portent pas tant sur ce vocabulaire et ce style qui peuvent déconcerter les amateurs de prose ciselée, raffinée et attirer les autres. Non, le problème avec Bukowski est sa mégalomanie obsessionnelle très vite lassante, tant elle est omniprésente et répétitive. Il y a bien quelques nouvelles intéressantes – Maja Thurup; Solitude; Les tueurs; Un boulot comme un autre –, une certaine drôlerie et de l'impertinence mais on s’ennuie très vite avec les histoires du vieux Hank qui se ressemblent toutes un peu. Elles finissent par indifférer même si elles sont drôles et créent un personnage à l'aura et à l'expérience uniques, ainsi qu'un univers totalement déjanté et atypique.

    La vie de Bukowski, tout comme son désespoir face à l'existence et son courroux envers la société sont extraordinaires, malheureusement son œuvre romanesque l'est un peu moins. Il faudrait peut-être se l'avouer à un moment ou à un autre...

    Bukowski quoi...