Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le judas de Léonard - Léo Perutz

le-judas.jpgLe dernier roman de Léo Perutz publié à titre posthume n'est pas son meilleur mais n'en reste pas moins plaisant et intéressant à découvrir et au-dessus de la production littéraire moyenne contemporaine. Les ingrédients classiques des romans de Léo Perutz sont présents dans cette oeuvre.

Tout d'abord le contexte historique. L'intrigue se déroule en pleine renaissance italienne, à Milan, et tourne autour d'une oeuvre que doit dessiner Léonard de Vinci: la Cène. Le problème de l'artiste est de trouver un modèle pour réaliser son Judas Iscariote. Il va le trouver en observant l’histoire de l’Allemand joachim Benahim, un négociant allemand dont les aventures mêlent amour et argent.

Joachim Benahim est à Milan pour récupérer son argent auprès de Boccetta, vieil avare qui se débrouille pour ne jamais rendre ce qu'il doit bien qu'il soit fortuné. Lorsque Joachim tombe amoureux de la fille de Boccetta, le lecteur connaisseur de Léo Perutz comprend que l'auteur tisse subtilement la toile d'une tragique histoire dans laquelle la fatalité va se jouer de l'amour et de l'argent pour offrir à Léonard De Vinci et au lecteur un terrifiant Judas. Jusqu'à quelle profondeur de nos entrailles se situent nos vices ? Quel est le prix de la trahison ? Le mal peut-il donc se parer de l'apparence de la justice et de la vertu ? Judas n'est pas forcément celui que l'on pense.

Le final doit être tu, mais c'est toujours un moment particulier de lecture chez Léo Perutz. Il révèle un jeu autour de ses thèmes de prédilection, l'identité, le visage du mal, mais également en filigrane de cette oeuvre, le difficile processus de la création artistique.

Un livre plaisant et subtil. 

Les commentaires sont fermés.